Questions fréquentes
Anonymat, preuves, traitement des signalements, recel, démarches des commerçants : l’essentiel en quelques réponses.
Qu’est-ce que Vigie Recel ?
Vigie Recel est une plateforme citoyenne qui recense les annonces de revente d’objets susceptibles de provenir de pillages, notamment ceux survenus en marge des manifestations du 17 octobre 2026. Les internautes y signalent des annonces suspectes (Vinted, Snapchat, Leboncoin, Facebook Marketplace…) avec leurs preuves, et les commerçants victimes y déclarent les biens dérobés. Les signalements sont vérifiés, recoupés puis transmis aux autorités compétentes.
Vigie Recel est-il un service de la police ou de l’État ?
Non. Vigie Recel est une initiative citoyenne indépendante. Elle n’est ni un service de l’État, ni un service de police ou de gendarmerie, et ne dispose d’aucun pouvoir d’enquête. Elle ne remplace pas le dépôt de plainte, ni le 17 en cas d’urgence.
Le nom ou le pseudo du vendeur signalé sera-t-il publié ?
Non, jamais. Aucun signalement, pseudo, lien d’annonce ou capture d’écran n’est rendu public. Ces informations sont strictement réservées à l’équipe de vérification et aux autorités compétentes. Publier soi-même le nom d’une personne accusée de recel sur les réseaux sociaux peut constituer une diffamation et l’exposer à des représailles, même en cas d’erreur sur la personne.
Mon signalement est-il anonyme ?
Vous pouvez signaler une annonce sans indiquer vos coordonnées. Si vous laissez une adresse e-mail, elle sert uniquement à vous recontacter au sujet de votre signalement et n’est communiquée aux autorités qu’avec votre accord explicite. Comme tout service en ligne, notre hébergeur traite des données techniques de connexion, et les informations détenues peuvent être communiquées à l’autorité judiciaire sur réquisition.
Que se passe-t-il après mon signalement ?
Votre signalement reçoit une référence unique et un horodatage. Il est vérifié (annonce accessible, éléments cohérents), recoupé avec les déclarations des commerçants et les autres signalements visant le même compte puis, s’il est étayé, transmis aux services de police ou de gendarmerie compétents. Les suites judiciaires relèvent exclusivement des autorités. En savoir plus sur le traitement des signalements.
Quelles preuves dois-je fournir ?
Au minimum une capture d’écran de l’annonce, idéalement avec la date et l’heure visibles, ainsi que le lien de l’annonce et le pseudo du vendeur. Sont aussi très utiles : une capture du profil du vendeur, les photos montrant des étiquettes, antivols ou numéros de série, et le prix demandé. Formats acceptés : images (PNG, JPEG, WebP, HEIC) et PDF, jusqu’à 5 fichiers de 10 Mo.
Puis-je signaler une annonce si je ne suis pas certain que l’objet est volé ?
Oui, si vous disposez d’indices sérieux (étiquettes de magasin, quantités anormales, prix très bas, allusion aux pillages…) et que vous les décrivez de façon factuelle, sans accuser. Le signalement doit être fait de bonne foi : un signalement volontairement mensonger peut engager votre responsabilité, notamment pour dénonciation calomnieuse (article 226-10 du Code pénal).
Dois-je aussi signaler l’annonce à Vinted, Snapchat ou Leboncoin ?
Oui, c’est recommandé. Les plateformes en ligne doivent proposer un mécanisme de signalement des contenus illicites (règlement européen sur les services numériques, dit DSA). Conservez d’abord une capture d’écran, puis signalez l’annonce à la plateforme : elle peut être retirée rapidement. Comment signaler sur chaque plateforme.
Faut-il contacter le vendeur ou faire semblant d’acheter pour obtenir des preuves ?
Non. Ne contactez pas le vendeur, ne négociez pas et ne vous rendez jamais à un rendez-vous de remise en main propre : vous pourriez vous mettre en danger et compromettre une enquête. Acheter l’objet, même « pour le rendre », peut vous exposer à des poursuites pour recel. Contentez-vous de conserver les éléments visibles publiquement.
Que risque une personne qui achète un objet volé ?
Acheter, détenir ou revendre un objet en sachant qu’il provient d’un vol constitue un recel, puni de 5 ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende (article 321-1 du Code pénal). Les peines sont portées à 10 ans et 750 000 € lorsque le recel est habituel ou commis en bande organisée (article 321-2). Lire notre guide sur le recel.
J’ai acheté un objet qui pourrait provenir d’un pillage : que faire ?
Ne le revendez pas et ne vous en débarrassez pas. Présentez-vous au commissariat ou à la gendarmerie avec l’objet et les éléments de l’achat (annonce, messages, preuve de paiement) pour expliquer la situation. Le propriétaire d’un objet volé peut le revendiquer pendant trois ans à compter du vol, entre les mains de quiconque le détient (article 2276 du Code civil).
Je suis commerçant : à quoi sert la déclaration des biens volés ?
Elle permet de rapprocher les annonces signalées des biens qui vous ont été dérobés, grâce aux références, numéros de série, IMEI ou photos que vous fournissez. Ces éléments facilitent l’identification des objets par les enquêteurs. Cette déclaration ne remplace ni votre plainte, ni la déclaration de sinistre à votre assureur. Voir toutes les démarches pour un commerce pillé.
Dois-je quand même porter plainte ?
Si vous êtes victime, oui : la plainte est indispensable pour faire valoir vos droits (enquête, indemnisation par l’assureur, constitution de partie civile). Vous pouvez la déposer au commissariat, à la gendarmerie, ou en ligne lorsque l’auteur est inconnu. Si vous avez seulement repéré une annonce, votre signalement suffit ; vous pouvez également la signaler sur PHAROS.
Combien de temps les données sont-elles conservées ?
Les signalements classés sans suite, en doublon ou non pertinents sont supprimés 3 mois après leur clôture ; les signalements transmis aux autorités, 12 mois après leur transmission. Aucun signalement n’est conservé plus de 24 mois. Les déclarations des commerçants sont conservées 24 mois. Consulter notre politique de données personnelles.
Comment exercer mes droits sur mes données personnelles ?
Vous pouvez demander l’accès, la rectification ou l’effacement de vos données, ou vous opposer à leur traitement, en écrivant à contact@vaxel.fr. Si vous estimez que vos droits ne sont pas respectés, vous pouvez adresser une réclamation à la CNIL.
Vous avez repéré une annonce suspecte ?
Signalez-la en quelques minutes, preuves à l’appui. Votre signalement est vérifié puis transmis aux autorités compétentes.